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  • Photo du rédacteurjuliettehen6

Escale à Mindelo, Cape Vert


Jeudi 7 Septembre 2023


 


Position : 16°53’ N et 24°59’ W


 


Mindelo, île de Sao Vicente - Cap Vert


 


Bonjour !


 


Nous sommes arrivés au Cap Vert dimanche soir juste avant le coucher de soleil, après 20 jours de mer tous bien différents les uns des autres, un peu fatigués et ma foi bien heureux de pouvoir poser pied à terre. Une fois passé Madeire, nous sommes passés tout près des Canaries, d’abord le long de la côte Est de Palma, puis le long de la côte Est de Hierro. Ce jour-là, nous avons eu un joli coup de vent, rafales à plus de 40kn, et de belles déferlantes, tellement grosses qu’on a préféré fermer les portes du bateau pour éviter de se faire inonder si des fois l’une d’elle se serait prise à briser sur notre tableau arrière.


 


Louis, stoïque, n’a pas bronché, quelle que soit la météo, un vrai petit marin. En revanche, et comme nous du reste, il a eu et a toujours un peu du mal à s’habituer à la chaleur. Il faut dire qu’il fait souvent plus de 30° dans notre cabine, et que malheureusement, en mer, on ne peut pas toujours bien ventiler, cela dépend d’où vient le vent. Le pauvre bébé est recouvert de boutons de chaleur, qui j’espère vont tout de même disparaitre bien vite.


 


Nous avons donc fêté en mer le premier anniversaire de notre fils, qui n’a sans doute pas bien réalisé ce qui se passait, mais était néanmoins ravi d’avoir le droit de manger un peu de côte de porc, du gâteau au chocolat, et aussi d’avoir un nouveau jouet et 2 jolis nouveaux livres. Quant à nous, on s’est fait le plaisir de trinquer au champagne pour l’occasion, ce qui ma foi était bien sympathique.


 


Les premiers jours de septembre nous ont souri, car nous avons commencé à enfin attraper quelques poissons. D’abord une toute petite dorade coryphène, puis 3 plus grosses qu’on a malheureusement toutes perdues. Et puis finalement, à quelques milles de l’arrivée, nous avons enfin remonté à bord un joli thon, suivi quelques heures d’après d’une belle dorade, nous assurant la promesse d’une bonne dizaine de repas de poisson frais. Nous en avons congelé une partie, et avons savouré depuis ce que nous avions juste gardé au réfrigérateur. Louis est aussi fan que nous de poisson frais, et nous nous sommes régalés de notre pêche mi et soir ces derniers jours.


 


Hier, nous sommes allés faire une visite guidée de l’île en voiture, histoire de sortir un peu de la ville et d’en apprendre un peu plus sur l’île de Sao Vicente. Notre guide José est né sur lîle toute proche de Santo Antao, l’île verte à qui l’archipel du Cap Vert doit son nom, avant de venir s’installer ici en 1999. Santo Antao est finalement la seule île de tout le pays où l’on trouve une végétation abondante, et c’est de là que viennent la plupart des fruits et légumes du pays. Ici, à Sao Vicente, comme sur les autres îles de l’archipel, il ne pleut quasiment jamais. L’eau est produite par des déssalinisateurs, et pour cette raison est précieuse et plutôt onéreuse. Quelques fermiers, au centre de l’île, élèvent des chèvres et des vaches dont le lait est utilisé pour fabriquer le fromage local, mais la culture de légumes n’est tout bonnement pas possible. Une végétation timide couvre tout de même la terre dans cette partie de l’île, permettant aux bêtes de paître. Cela reste une agriculture marginale, et pas du tout suffisante à couvrir les besoins de la population croissante de l’île, qui compte plus de 80 000 âmes.


José nous amène visiter la plage de Sao Pedro, où se trouve un village de pêcheurs. Ils y proposent aussi pour les touristes des sorties pour aller nager avec les tortues. A peine sortis de la voiture, on nous saute dessus pour nous proposer d’aller voir les tortues, ou d’acheter des coquillages. Je comprends bien que c’est leur fond de commerce, mais j’ai un peu de peine pour les pauvres tortues, qui n’ont peut-être pas très envie de voir défiler tout un tas de monde jour après jour…sans compter les touristes bravaches qui à coup sûr essayent de les toucher. Bref, nous refusons poliment, on aura de toute façon l’occasion d’aller nager avec des tortues nous-mêmes un de ces jours, puisque nous avons le luxe d’avoir notre propre bateau et le projet de naviguer dans les eaux claires du pacifique d’ici quelques années. Après avoir fait quelques pas sur la plage, nous poursuivons la visite et nous arrêtons justement sur une ferme, pour essayer d’y acheter du fromage. Malheureusement, il n’y en a pas aujourd’hui.


Nous reprenons la route direction Calhau, village de pêcheurs mais surtout résidences secondaires et lieu de villégiature/week-end pour les locaux. On y perçoit bien l’aspect volcanique de l’île, et le décor est étonnant entre villas impeccables agrémentées pour certaines de bougainvilliers, un complexe touristique en béton monstrueux et visiblement pas hyper bien entretenu, et quelques maisons toutes simples qu’on imagine appartenir aux locaux.


Après ça, la route longe la côte Est de l’île, entre falaises abruptes, montagnes arides et énormes dunes de sable. On arrive finalement à Playa dos Gatas, encore un village de pêcheurs, mais aussi un spot très prisé pour les baignades avec les enfants, car un petit lagon naturel permet de s’y baigner en toute tranquillité à l’abri des rouleaux qui s’abattent sur la majorité des autres plages de l’île. Nous ne dérogeons pas à la coutume locale et allons nous baigner tous les trois, le tout premier bain de mer pour notre petit Louis, qui semble ma foi tout content de l’expérience.


Pour terminer, nous remontons en voiture et montons au sommet de l’île pour aller admirer la vue. Le ciel se couvre, et nous arrivons au sommet un peu dans les nuages. Notre guide est déçu, mais personnellement, nous trouvons que c’est assez atmosphérique comme ambiance, et nous nous régalons à admirer la belle vue au soleil couchant sur Mindelo. Notre guide nous offre un petit verre de « grogue », alcool local un peu comme la cachaça. Je passe mon tour mais Dion se régale tellement qu’il demande à José s’il peut éventuellement nous en trouver pour pouvoir en ramener. Affaire à suivre !


Il fait nuit le temps que nous arrivions à bord, et nous ne tardons pas à manger et à nous mettre au lit après une journée bien fatigante.


 


Ce matin, nous sommes réveillés par une pluie battante…oui oui, vous avez bien lu. La pluie dure une bonne partie de la matinée, nous n’en revenons pas…et mon projet de lessive tombe à l’eau, c’est le cas de le dire ! On nous apprend qu’il n’a pas plu ici depuis 4 ans, c’est l’évènement. Je suis bien contente d’avoir réservé le petit tour de l’île pour hier et pas aujourd’hui, ça aurait été moins drôle. Il nous reste à peine 24 heures puisque nous avons prévu de partir demain en direction du Brésil. Au programme donc balade en ville, derniers achats, formalités de sortie, et nous retrouverons notre rythme maritime dès demain.


 


On espère atteindre le Brésil fin septembre, sans être vraiment fixés sur notre lieu d’atterrissage, mais ce sera plutôt au Nord a priori. Sur ce, je vous laisse, et vous dit donc à bientôt depuis l’autre côté de l’atlantique !


 


 


 


 


 



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